
Kinshasa, République Démocratique du Congo – La Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) a débuté le retrait de ses forces du pays, conformément à la demande du gouvernement congolais qui estime la mission inefficace face aux groupes armés qui sévissent dans l’est du pays.
Un retrait « ordonné, responsable et durable »
Ce retrait, qui s’effectuera en trois phases, vise à être « ordonné, responsable et durable », selon les représentants de l’ONU et des autorités congolaises. Un « plan de désengagement » a été élaboré à cet effet.
Première phase : retrait du Sud-Kivu
La première phase, qui concerne le retrait des forces onusiennes du Sud-Kivu, devrait être achevée d’ici le 30 avril pour les soldats et la police, et le 30 juin pour la composante civile de la mission. Avant mai, les forces de la MONUSCO quitteront ainsi leurs quatorze bases dans la province pour les remettre aux forces de sécurité congolaises.
Deuxième et troisième phases : Ituri et Nord-Kivu
Les deuxième et troisième phases du « plan de désengagement » concerneront les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, où la situation sécuritaire est également volatile. Le calendrier précis de ces phases n’a pas encore été communiqué.
Incertitudes et défis
Le retrait de la MONUSCO suscite des inquiétudes quant à la capacité des forces de sécurité congolaises à assurer la sécurité du pays, en particulier dans les zones où les groupes armés sont actifs. La MONUSCO a joué un rôle important dans la protection des civils et la stabilisation du pays depuis son déploiement en 2010.
Soutien de la communauté internationale
La communauté internationale a réaffirmé son soutien à la RDC pendant cette période de transition. Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a appelé à un « renforcement des efforts pour consolider la paix et la sécurité » dans le pays.
L’avenir de la RDC
Le retrait de la MONUSCO marque un tournant important pour la RDC. Le succès de ce processus dépendra de la capacité du gouvernement congolais à assumer la responsabilité de la sécurité du pays et à poursuivre les efforts de stabilisation et de développement.
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Note :
- Cet article est basé sur les informations disponibles au 28 février 2024.
- Le contenu de l’article peut être modifié en fonction des développements ultérieurs.