
Rabat – Le régime algérien a tenu lundi dernier un « conseil de guerre » pour discuter d’une éventuelle « confrontation directe » avec le Maroc.
Dans un rapport sur cette réunion alarmante, Maghreb Intelligence cite des sources affirmant que le « premier conseil de guerre » de l’Algérie a réuni les « plus importantes [personnalités] de l’armée du pays ».
Le rapport ajoute : « Contrairement à ce qui a été affirmé par la présidence algérienne et d’autres médias, la réunion présidée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune n’est pas une simple réunion du Conseil de haute sécurité. »
Citant des sources algériennes ayant une connaissance directe des discussions du conseil, le rapport indique que la réunion très médiatisée a été organisée pour « étudier officiellement le scénario d’une confrontation directe » avec l’armée marocaine.
Un message clair au Maroc
Ces affirmations ont été étayées par le journaliste algérien Abdou Semmar, qui vit en exil en France.
Décrivant la réunion comme sans précédent, Semmar a déclaré à ses followers sur YouTube que le « conseil de guerre » était réservé exclusivement aux hauts responsables militaires.
« Il excluait les responsables civils et gouvernementaux. Même le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, n’y a pas assisté. Il s’agit d’une réunion sans précédent. L’Algérie n’a pas tenu de réunion similaire depuis 30 ans », a-t-il déclaré.
Le journaliste algérien, qui est également rédacteur en chef du média Algérie Part, a ajouté que la réunion avait pour but de servir de « message clair au Maroc », à savoir que l’armée algérienne « se prépare officiellement à des scénarios de confrontation directe au niveau de ses frontières avec les forces armées marocaines ».
La nouvelle intervient dans un contexte de craintes croissantes de nouvelles escalades entre l’Algérie et le Maroc, l’impasse politique de longue date entre les deux voisins ayant atteint un nouveau creux après que le gouvernement algérien a annoncé la rupture de tous les liens avec le Maroc en août 2021.
Pour justifier son escalade unilatérale des tensions qui couvaient depuis longtemps avec le Maroc, le régime algérien a accusé de manière peu convaincante Rabat de conspirer pour déstabiliser l’Algérie et porter atteinte aux intérêts algériens.
L’Algérie a lancé ces accusations en dépit des appels répétés du Maroc à un « dialogue franc » pour sortir de l’impasse politique dans laquelle se trouvent les deux voisins depuis des décennies et préserver la paix et la sécurité régionales.
En particulier, le roi du Maroc Mohammed VI a depuis longtemps signalé la volonté de Rabat d’ouvrir un nouveau chapitre avec Alger et de travailler à la préservation des intérêts communs.
Alors que les frontières terrestres entre les deux voisins sont fermées depuis 1994, l’Algérie a mis fin à des années d’espoir d’une éventuelle ouverture des frontières lorsqu’elle a décidé de fermer également son espace aérien au Maroc en 2021.
Le mois dernier, le régime algérien a notamment refusé d’autoriser l’équipe nationale marocaine à participer au Championnat d’Afrique des Nations (CHAN).
Pour ajouter l’insulte à l’injure, l’Algérie a invité le petit-fils de Nelson Mandel, Zwelivelile Mandela, à jeter l’opprobre sur le Maroc et à contester l’intégrité territoriale du pays dans un discours particulièrement accablant lors de la cérémonie d’ouverture du tournoi.