
L’armée de la République Démocratique du Congo (RDC) a accusé samedi les forces armées rwandaises d’avoir mené une frappe aérienne contre l’aéroport de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, dans l’est du pays.
Le porte-parole de l’armée congolaise, le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike, a déclaré que des « drones d’attaque » rwandais avaient violé l’espace aérien congolais et visé des avions militaires.
L’attaque n’a pas fait de victimes, mais a endommagé des avions civils.
Le Rwanda a démenti les accusations de la RDC, qualifiant les allégations de « fausses » et de « propagande ».
Cet incident survient dans un contexte de tensions accrues entre les deux pays.
La RDC accuse le Rwanda de soutenir le mouvement rebelle M23, qui combat l’armée congolaise dans le Nord-Kivu.
Le Rwanda nie ces accusations et accuse à son tour la RDC de soutenir des groupes rebelles hostiles au gouvernement rwandais.
Rappel historique:
Les tensions entre la RDC et le Rwanda remontent à l’époque du génocide rwandais de 1994.
Des centaines de milliers de personnes, principalement des Tutsis, ont été tuées pendant le génocide.
De nombreux Hutus rwandais ont fui vers la RDC, où ils ont créé des groupes armés pour lutter contre le gouvernement rwandais.
Le conflit a déstabilisé la région des Grands Lacs et a entraîné la mort de millions de personnes.
En 2003, le Rwanda a envahi la RDC pour soutenir le mouvement rebelle du RCD-Goma.
La guerre a pris fin en 2003 avec la signature de l’accord de Pretoria.
Cependant, les tensions entre les deux pays persistent.
L’incident de samedi est une nouvelle illustration des tensions qui existent entre la RDC et le Rwanda.
Il est important de noter que les accusations de la RDC n’ont pas encore été étayées par des preuves.
Une enquête indépendante est nécessaire pour déterminer les responsabilités de l’attaque.
La communauté internationale doit également s’impliquer pour désamorcer les tensions entre les deux pays et prévenir une nouvelle escalade de la violence.